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LYCÉEN·NES, ÉTUDIANT·ES, TRAVAILLEUR·EUSES, PRÉCAIRES, EXPLOITÉ·ES ET CHÔMEUR·EUSES SO-LI-DA-RI-TÉ !
vendredi 2 octobre 2026, par
Communiqué confédéral du 1er octobre 2026
LYCÉEN·NES, ÉTUDIANT·ES, TRAVAILLEUR·EUSES, PRÉCAIRES, EXPLOITÉ·ES ET CHÔMEUR·EUSES SO-LI-DA-RI-TÉ !
Depuis quelques jours, lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent pour refuser de subir l’austérité, la casse des services publics et la dégradation de leurs conditions de vie et d’études. Iels refusent également de se résigner face à un avenir que le patronat, les classes bourgeoises et les politiques antisociales leur promettent toujours plus précaire, plus incertain et plus contraint. Iels refusent de subir la sélection des algorithmes de Parcoursup et de n’avoir d’autre perspective que de devenir au mieux de la chair à patron, au pire de la chair à canon !
Leur colère est légitime : elle est celle de personnes à qui l’on demande de construire leur avenir dans un monde ravagé par les guerres, les crises sociales, économiques et écologiques, alors même que les conditions d’existence se dégradent et que les décisions qui déterminent leur avenir sont prises sans elles et contre elles. Du lycée à l’université, c’est une même logique qui s’impose : désengagement des services publics, précarisation, sélection sociale et discriminations racistes. Lorsque celles et ceux qui refusent cette logique se mobilisent, quelle est la réponse de l’État ? Encore et toujours la répression !
a répression policière d’abord. Ces derniers jours, plusieurs personnes ont été blessées au cours des mobilisations. Les faits rapportés font état de tirs de grenades lacrymogènes à courte distance, de tirs de flashball, de coups de matraque, de gazage au visage, d’utilisation de tasers, d’insultes et de fouilles jusque dans les établissements scolaires.
La répression judiciaire ensuite. Plusieurs personnes ont déjà été placées en garde à vue et des condamnations en comparution immédiate suivront très vite à n’en pas douter. Le message de l’État est toujours le même : « Regardez ce qu’il vous en coutera si vous osez sortir du rang ! »
Refusons toutes et tous collectivement cette logique répressive !
Notre force dépend de notre capacité collective à construire le rapport de force : dans les établissements comme sur les lieux de travail, dans les assemblées comme dans les syndicats, entre lycéen·nes, étudiant·es, travailleur·euses, précaires, exploité·es et chômeur·euses. Mobilisons-nous aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es confronté·es à la répression : soyons présent·es, écoutons, soutenons, organisons la solidarité et défendons l’autonomie des mobilisations.
TOUTES ET TOUS SOLIDAIRES FACE À LA RÉPRESSION, À L’AUSTÉRITÉ ET À LA PRÉCARITÉ !
syndicat Éducation Enseignement Supérieur et Recherche des Bouches du Rhône 2ESR 13 - CNT