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1ER MAI 2026 Rouge et Noir

jeudi 30 avril 2026, par Admin_2ESR

1ER MAI 2026 Rouge et Noir

UNE SIMPLE « FÊTE DU TRAVAIL » ?

 
Avant d’être admis et encadré par les États contemporains, le Premier Mai était pour les travailleur·ses une journée de lutte. À partir de 1884, les travailleur·ses de Chicago voulaient imposer la journée de huit heures en refusant de travailler davantage.
La répression frappera les anarchistes à la tête du mouvement du 1er mai 1886, avec l’exécution en 1887 des désignés meneurs. Les années suivantes, les ouvriers et ouvrières de différents pays revendiquent leur combat. Par la suite, le 1er Mai devient un peu partout dans le monde une journée de lutte et de mobilisation pour les revendications ouvrières historiques ou contemporaines.

Pour nous, elle est comme notre action en général liée aux objectifs défendus depuis 150 ans par la tendance anti-autoritaire du mouvement ouvrier. Nous visons l’émancipation des travailleur·ses, par l’abolition du salariat et du patronat et la fin de la société divisée en classes. Finalités qu’ont peu à peu abandonnées les syndicats représentatifs.

UNE LUTTE PERMANENTE
Dans l’évolution récente de la société, nous voyons bien qu’aucun des acquis sociaux n’est définitif, puisqu’ils sont sans cesses remis en question par nos "représentant·es". Il est préférable de parler de "conquis sociaux" à défendre. Les régressions sociales que nous subissons sont liées au manque de rapports de force entre travailleur·ses et patronat. Nous pensons que des années d’institutionnalisation des syndicats et de cogestion sont lourdement responsables de cette situation.
 

LA LIBERTÉ DU CAPITAL AU DÉTRIMENT DES TRAVAILLEUR·SES !

C’est dans ce contexte que les États et les capitalistes ont les mains plus libres pour se disputer violemment les ressources, s’assurer des positions avantageuses sur les marchés, faire circuler les capitaux en leur faveur et maximiser les profits des industriels et autres patrons. Les conflits sanglants et à large échelle auxquels participent à divers degrés de nombreux États actuellement, via leurs alliances dans les blocs qui s’affrontent, imposent aux peuples une dévastation terrible, et par la répression et la peur freinent l’émergence de mouvements sociaux forts, pour la construction de vrais projets de société pour sortir du capitalisme.

NI ÉTATS, NI FRONTIÈRES !

Nous restons résolu·es à revendiquer l’internationalisme contre tous les nationalismes, comme perspective de construction d’une société radicalement différente, sans la division et la séparation des peuples par les États et leurs frontières.

EN FINIR AVEC DES DÉCENNIES DE DÉFAITES !

En France, le manque de victoires du mouvement social depuis 20 ans a forcément logiquement un effet négatif sur l’état d’esprit des travailleur·ses et sur l’état des revendications. Les chiffres de la productivité actuelle donc générée à la base par l’exploitation de notre force de travail ne cessent d’augmenter (mais pas nos salaires !) comme d’ailleurs les valeurs individualistes dans lesquelles nous sommes censé·es trouver notre bonheur.
Retrouvons un rapport de forces contre les patrons, travaillons à des revendications qui concernent tous les travailleur·ses et qui nous aguerrissent dans la lutte quotidienne, et à notre implication pour le collectif et le bien commun.

NE LAISSONS PERSONNE DÉCIDER À NOTRE PLACE !

Nous souhaitons reprendre en mains nos outils de travail – les moyens de production - et décider quoi et comment produire en fonction des besoins collectifs, sur la base de la solidarité.

NE COMPTONS QUE SUR NOUS-MÊMES !

Pour cela, on ne peut confier à personne la responsabilité de défendre nos intérêts. Ni à l’État, ni aux élu·es, ni aux institutions ni aux permanent·es ou bureaucrates syndicaux. Le but de notre combat est la liberté dans l’égalité sociale et l’autogestion, où nous désignons nous-mêmes des mandaté·es, contrôlables et révocables à tout moment. Tout le contraire du fonctionnement de la démocratie parlementaire : voter à la majorité pour des représentant·es de partis ‒ mais qui les choisit ? ‒ dont on ne peut contrôler ni les décisions ni leur exécution.

UNE SOCIÉTÉ HUMAINE AUTONOME !

Nous luttons pour une société sans classes et sans État, cette autorité séparée s’imposant à la société, dans laquelle les travailleur·ses décideront de ce qui ira dans le sens de l’intérêt collectif. C’est le projet que nous nous efforçons de bâtir au quotidien dans nos syndicats et dans les mobilisations. Nous pratiquons la rotation et le partage des tâches par des mandats précis, courts et impératifs ; nous prenons collectivement nos décisions afin que chacun·e puisse faire entendre sa voix.

REPRENONS L’OFFENSIVE !

Pour attaquer aujourd’hui l’exploitation et préparer la construction de la société de demain libérée de l’État et du capital, construisons à la base des luttes revendicatives portant sur l’amélioration de nos conditions de travail, l’augmentation de nos salaires et la réduction de notre temps de travail !

LA LUTTE DE CLASSE EST INTERNATIONALE, REFUSONS LES GUERRES ENTRE LES IMPÉRIALISMES QUI DIVISENT LES TRAVAILLEUR·SES ET NE PROFITENT QU’À NOS EXPLOITEURS ! AUTO-ORGANISATION ET AUTOGESTION !